Les temps changent

Les temps changent

Rappelez-vous pourquoi en moto nous ne sommes pas soumis au stationnement payant…le ticket ! Difficile à faire tenir sur un 2-roues. Mais tout cela évolue, et le changement se nomme LAPI pour lecture automatique de plaques minéralogiques. Petit nom qui envahi notre espace comme peut le faire le smartphone, mais pour vider plus rapidement notre porte-monnaie. Il sert par exemple pour le stationnement payant. Les villes s’équipent de plus en plus de véhicules LAPI pour la verbalisation  du stationnement, ou disons plus précisément délèguent la gestion du stationnement payant à des sociétés privées…et ce n’est pas sans conséquences.

Le principe est simple, vous rentrer votre numéro d’immatriculation dans l’horodateur, vous payez et tout ceci est enregistré dans une base de données. Le véhicule LAPI passe dans la rue, il enregistre votre plaque d’immatriculation, la compare à la base de données, vous y êtes !..parfait, vous n’y êtes pas !…clic-clac une contravention dans votre boîte aux lettres. C’est aussi simple que cela et terriblement efficace.

Ceci implique que les 2-roues peuvent être maintenant assujettis au stationnement payant, d’ailleurs certaines mairies y pensent très fortement. Et c’est pourquoi le 24 février 2018, une manifestation à Vincennes, regroupant 2000 motards, a eu lieu à l’appel de la FFMC. Un souci parisien, diriez-vous ! Non, non, nous avons ce système sur Amiens.

La gestion de ce type de système est donnée à des sociétés privées qui ne sont pas là pour apporter de l’harmonie à la ville mais juste faire du pognon…oups ! Désolé développer le tissu économique de la ville.  Mais nous savons tous que privatisation rime avec attention ! Pif paf, ça n’a pas manqué. La société Streeteo (qui gère le stationnement payant à Paris) vient de se faire prendre la main dans le pot de confiture. Elle bidouillait de fausses contraventions.

La conclusion de tout ceci est que rien n’est acquis et qu’il faut rester vigilant pour ne pas être perdant.

SL

Le gouvernement droit dans ses bottes

Le gouvernement droit dans ses bottes

Le gouvernement par le biais de son porte-parole vient de répondre à la lettre ouverte des 28 présidents de conseils départementaux : « Le dispositif prévu sera mis en œuvre ». Pour rappel, dispositif qui devrait sauver 300 à 400 vies par an d’après celui-ci, et qui se base sur des études qui n’ont jamais été clairement exposées. Serions-nous trop bêtes pour les comprendre ? En autre, Le Premier ministre prend appui, sur les résultats de deux ans d’expérimentation à 80 km/h réalisée sur 86 km de routes nationales entre 2015 et 2017. D’après AFP Factuel (blog de “fact-checking” de l’AFP) ces résultats seraient moins probants que ceux initialement annoncés. On peut alors se demander si un demi-mensonge est une vérité, il semble que le gouvernement le pense.

Le porte-parole a précisé qu’une évaluation sera faite deux ans plus tard sur son “efficacité”, c’est-à-dire sur la base du nombre d’accidents que la réduction de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h aura permis d’éviter. Bien ! Mais en tenant compte du mépris et du refus de dialogue qu’a le gouvernement vis-à-vis des élus et du peuple peut-on penser qu’il pourra reconnaitre, si cela est avéré, qu’il a fait une erreur et par ce fait revenir à la limitation de 90 km/h ? Je vous laisse seul juge.

Que nous reste-t-il alors à faire ? Continuer de clamer notre incompréhension et notre mécontentement, en autre par le biais de nos élus locaux.

D’autre part, le sénat a mis en place un groupe de travail sur cette problématique, avec un espace participatif à l’adresse suivante : http://www.senat.fr/commission/groupe_de_travail_sur_la_securite_routiere/espace_participatif.html

Alors à nous d’assumer notre rôle de citoyen.

SL

Limitation à 80 km/h : les élus locaux se rebiffent

Elu locaux

Le président du conseil départemental de l’Aisne ainsi que celui du Nord (quid de la Somme ?) ont cosigné avec 26 autres une lettre ouverte au premier ministre. Selon eux l’expérimentation effectuée sur trois tronçons accidentogènes de 2015 à 2017 n’est pas probante. Et plus encore : « Les habitants des territoires ruraux sont directement impactés par cette mesure, la voiture constituant souvent le seul moyen de transport de proximité ». On peut donc constater que cette mesure prise à la va-vite par le gouvernement, et sans réelle concertation avec le Comité Interministériel de la Sécurité Routière, dépasse largement le thème de la sécurité routière et révèle encore ce problème sociétal qu’est la France à deux vitesses : ici, le monde des villes et celui des campagnes.

Cette lettre souligne que l’application « … généralisée et indifférenciée de cette nouvelle règle engendre inévitablement une incompréhension de la part des automobilistes… ». Il semble que le bon sens ne soit pas une priorité du gouvernement.

Ce que demandent ces présidents de conseils départementaux, c’est de renoncer à ce projet et « de privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les départements sur les tronçons les plus accidentogènes… », un discours que tient la FFMC depuis de (trop) nombreuses années. Il est encourageant de voir que des élus locaux se mobilisent contre des décisions ineptes. Gageons que cela soit productif !

SL