Le gouvernement droit dans ses bottes

Le gouvernement droit dans ses bottes

Le gouvernement par le biais de son porte-parole vient de répondre à la lettre ouverte des 28 présidents de conseils départementaux : « Le dispositif prévu sera mis en œuvre ». Pour rappel, dispositif qui devrait sauver 300 à 400 vies par an d’après celui-ci, et qui se base sur des études qui n’ont jamais été clairement exposées. Serions-nous trop bêtes pour les comprendre ? En autre, Le Premier ministre prend appui, sur les résultats de deux ans d’expérimentation à 80 km/h réalisée sur 86 km de routes nationales entre 2015 et 2017. D’après AFP Factuel (blog de “fact-checking” de l’AFP) ces résultats seraient moins probants que ceux initialement annoncés. On peut alors se demander si un demi-mensonge est une vérité, il semble que le gouvernement le pense.

Le porte-parole a précisé qu’une évaluation sera faite deux ans plus tard sur son “efficacité”, c’est-à-dire sur la base du nombre d’accidents que la réduction de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h aura permis d’éviter. Bien ! Mais en tenant compte du mépris et du refus de dialogue qu’a le gouvernement vis-à-vis des élus et du peuple peut-on penser qu’il pourra reconnaitre, si cela est avéré, qu’il a fait une erreur et par ce fait revenir à la limitation de 90 km/h ? Je vous laisse seul juge.

Que nous reste-t-il alors à faire ? Continuer de clamer notre incompréhension et notre mécontentement, en autre par le biais de nos élus locaux.

D’autre part, le sénat a mis en place un groupe de travail sur cette problématique, avec un espace participatif à l’adresse suivante : http://www.senat.fr/commission/groupe_de_travail_sur_la_securite_routiere/espace_participatif.html

Alors à nous d’assumer notre rôle de citoyen.

SL

Limitation à 80 km/h : les élus locaux se rebiffent

Elu locaux

Le président du conseil départemental de l’Aisne ainsi que celui du Nord (quid de la Somme ?) ont cosigné avec 26 autres une lettre ouverte au premier ministre. Selon eux l’expérimentation effectuée sur trois tronçons accidentogènes de 2015 à 2017 n’est pas probante. Et plus encore : « Les habitants des territoires ruraux sont directement impactés par cette mesure, la voiture constituant souvent le seul moyen de transport de proximité ». On peut donc constater que cette mesure prise à la va-vite par le gouvernement, et sans réelle concertation avec le Comité Interministériel de la Sécurité Routière, dépasse largement le thème de la sécurité routière et révèle encore ce problème sociétal qu’est la France à deux vitesses : ici, le monde des villes et celui des campagnes.

Cette lettre souligne que l’application « … généralisée et indifférenciée de cette nouvelle règle engendre inévitablement une incompréhension de la part des automobilistes… ». Il semble que le bon sens ne soit pas une priorité du gouvernement.

Ce que demandent ces présidents de conseils départementaux, c’est de renoncer à ce projet et « de privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les départements sur les tronçons les plus accidentogènes… », un discours que tient la FFMC depuis de (trop) nombreuses années. Il est encourageant de voir que des élus locaux se mobilisent contre des décisions ineptes. Gageons que cela soit productif !

SL

Sécurité routière… Comment faire du neuf avec des vieux…

L’arrivée au gouvernement d’un Président et d’un Premier ministre jeunes et dynamiques, augurait d’un grand changement pour notre pays. Des élus issus de la société civile, les vieux codes abolis, les partis départis, tout était réuni pour le démarrage d’une nouvelle France. Tout, sauf… une sécurité routière toujours menée à l’ancienne par des technocrates poussiéreux qui ont sauvés leurs postes octroyés par le précèdent quinquennat !

Alors que depuis de nombreuses années, la sécurité routière est décrétée « enjeu national majeur » par les présidents successifs, force est de constater que le nombre de décès sur la route peine à diminuer malgré une répression toujours plus forte. Qu’importe. Avec l’abaissement de la vitesse à 80 Km/h, le nouveau gouvernement reste sur la même voie et persiste à s’enliser dans une politique de l’échec pourvu qu’elle soit rentable et facile à mettre en place. Pour la Fédération Française des Motards en Colère le casque est plein et il est temps de faire preuve de créativité et d’investissement pour passer d’une sécurité rentière à une véritable sécurité routière, pour les usagers et non plus contre eux ! La FFMC Somme et les antennes des autres départements, appellent tous les usagers de la route à manifester le dégout que leur inspire ce genre de décision !

La baisse de la vitesse à 80 Km/h n’est que l’une des nombreuses mesures inadaptées prises par la Sécurité Rentière et l’État. C’est pourquoi nous articulons la mobilisation plus généralement contre les incohérences de la sécurité routière et de facto contre la limitation à 80.

Alors que 6 Français sur 10 sont opposés à cette mesure qu’ils jugent inutile, de nombreux élus et députés, notamment en région, sont dubitatifs et se posent légitimement des questions quant à l’efficacité de cette baisse de la limitation de vitesse. D’autres y sont clairement opposés et l’ont fait savoir à Monsieur le Premier ministre, Édouard PHILIPPE qui n’en a pas tenu compte. Les technocrates de la DSR (Délégation à la Sécurité Routière) sont à Paris et Les décisions contre les usagers de la route se prennent aussi à Paris ! Les antennes de la FFMC sont soutenues par La Fédération des Bikers de France, 40 Millions d’Automobilistes, La Fédération Française des Automobilistes Citoyens, l’Udelcim et Valve, qui appellent leurs adhérents et tous les usagers de la route à rejoindre cette mobilisation !