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Edouard Philippe

Le 1er ministre défend « sa » mesure du 80 km/h.

Il est allé ce matin donner une conférence de presse dans un centre de rééducation en Seine-et-Marne et il a présenté un « bilan positif » de l’accidentalité routière 2018.

Il apparaît que le bilan de l’accidentalité routière de 2018 est de 3 259 tués en France métropolitaine, soit 189 décès (5,5%) de moins qu’en 2017.

Concernant les différentes catégories, la mortalité routière de 2018 est en baisse pour :

  • Les automobilistes, avec 1 647 décès (- 120 tués ; – 6,7 %)
  • Les deux-roues motorisés (motos et cyclos) sont en baisse (- 4 %) avec 756 motocyclistes et cyclomotoristes tués
  • La mortalité des camionneurs diminue de – 5,9 % (- 3 tués)
  • Comptant 167 décédés, les cyclistes enregistrent aussi une baisse (- 3,5 %, – 6 tués) entre 2017 et 2018. Un chiffre toutefois en hausse de + 14% par rapport à l’année 2013
  • Enfin, 475 piétons ont été tués sur les routes, soit 9 de moins qu’en 2017 (- 1,9 %). La mortalité piétonne s’accentue cependant au quatrième trimestre de l’année

Ces « bons » résultats (dont il faut se réjouir en tant que tels, c’est toujours autant de drames en moins) arrivent à point nommé pour sauver le soldat Philippe qui a défendu « personnellement » le 80 km/h décrété en janvier 2018 et ce dans le contexte actuel de crise Gilets-jaunes, contestation du 80 et rétropédalage au doigt mouillé de Macron qui dit « peut-être qu’il faudrait adapter la mesure » quand il est face à une assemblée de maires.

Attribuer cette baisse au 80, c’est aller vite en besogne, sachant que les accidents sont avant tout multifactoriels et que de toute façon, la mortalité routière est en baisse constante dans tous les pays de l’Union Européenne depuis + de 40 ans quand on l’observe sur des périodes longues. Donc, tant mieux si ça baisse à nouveau (ça stagnait ces 5 dernières années), mais on voit bien aussi le numéro de communication sur un sujet (le 80) qui a été critiqué par son côté autoritaire, arbitraire et qui a été évacué du débat public avant qu’il ne revienne avec les Gilets-jaunes.

Et on pourrait ajouter que ces chiffres seraient encore meilleurs si le gouvernement voulait bien écouter les remarques et propositions de la FFMC en matière d’éducation routière particulièrement pour améliorer la prise en compte des 2RM qui sont toujours majoritairement victimes dans des accidents :

  • Impliquant des automobilistes inattentifs et insuffisamment formés à une bonne coexistence avec les 2RM
  • Exposés aux défauts d’infrastructures routière et au mauvais état des routes (la France est passé au 7è rang alors qu’elle était 1ère durant des années)

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