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Divers - Accident de stunt : Encadrement, non ; répression, bien sûr !

Article du 05/03/2007, vu sur motomag.com

Un motard s’est tué et a blessé trois spectateurs lors d’un « run sauvage », dimanche 4 mars 2007, à Dourges (62). Une mort idiote qui aurait pu être évitée si des infrastructures étaient mises à la disposition des motards. On dénoncera le traitement fort peu objectif de cette info de la part de certains médias.

 

Rappel des faits : Lors d’une pointe de vitesse sur une voie privée ouverte au public, à Dourges dans le Pas-de-Calais, un motard de 34 ans est mort. Il a perdu le contrôle de sa moto, qui est allé faucher trois spectateurs de 16 et 17 ans. Blessés aux jambes, dont un plus gravement, ils ont été hospitalisés sans que leurs jours soient en danger. Selon la sous-préfecture de Saint-Omer, les « runs » seraient courants à l’endroit de l’accident.

 

Manque de structures
« Nous ne cautionnons bien sûr pas les comportements dangereux de certains. Cependant, de tels drames pourraient être évités avec la mise à disposition des motards de structures adaptées, donc sécurisées. Elles pourraient de plus servir à la formation en semaine », commente Eric Thiollier, délégué général de la Fédération française des motards en colère (FFMC).

 

Pour pallier en partie le déficit, les antennes locales de la FFMC organisent des stages sur piste. Rappelons que l’association de motards a participé à la création des Journées portes ouvertes des circuits.

 

Sujet croustillant, journalistes incompétents ?
L’annonce de l’accident, dimanche, au "20h00" de France 2 frappe : la présentatrice annonce d’emblée la mort du motard et des trois spectateurs. Une bourde corrigée par le reportage. Trop tard pour ceux qui se seront contentés des titres.

 

Ce lundi matin, le cliché refait surface. Inévitablement. « La question des motards et de la vitesse se pose de nouveau » entendait-on sur France Info. Et le journaliste, faisant référence à l’allumage des feux pour tous les 2-roues motorisés, d’ajouter, très discrètement, que « sous CERTAINS casques, une petite lumière rouge, signifiant "danger", ferait bien de s’allumer ». Une nuance qui passe inaperçue au sein d’une diatribe qui ne peut que conforter l’opinion publique dans la conviction que tous les motards sont forcément des délinquants.

 

Les journalistes ont-ils oublié tout esprit d’analyse ? Ici, l’inconséquence d’un individu a, encore une fois, été généralisée. Il y a des jours, comme ça, où certains nous donnent de bonnes raisons d’être en colère...

 

G. Acerra, sur motomag.com


La suite, sur motomag.com, le 06/03/2007

Un mort, trois blessés. Le bilan de l’accident survenu à Dourges, près de Lens (62), lors d’un rassemblement d’amateurs de « stunt » est lourd. Côté pouvoirs publics, on opte pour un discours alarmiste et sécuritaire. La FFMC 62 regrette que la concertation et l’encadrement soient éludés.

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Le stunt peut et doit se pratiquer en zone sécurisée. À Amiens (photo), des journées trimestrielles de démonstrations se déroulent dans la zone d’activité. Le nombre des rassemblements est limité, mais c’est un bon début. La responsabilité de chacun, motards comme autorités, conditionne l’acceptation de cette pratique.

La police pour toute réponse
Du côté de Lens, le problème du stunt pratiqué illégalement se retrouvait sur le parking de "Cora Lens 2", chaque week-end. « Nous avons demandé, de nombreuses fois, une solution afin de garantir la sécurité des spectateurs et des "sportifs" », précise Giovanni Recchia,coordinateur de la FFMC 62. « La seule réponse a été l’intervention des forces de l’ordre. » Les amateurs se sont alors déplacés sur la plateforme logistique de Dourges, lieu de l’accident.

Il s’agit bien de reconnaître une pratique, qui s’impose de fait comme une nouvelle discipline sportive. « Non, dimanche, ce n’est pas un fou de la vitesse sur route qui est décédé. Mais d’une personne qui pratiquait un sport dont la sécurité n’est pas favorisée », insiste-t-on à la FFMC 62.

Préfecture sourde et amnésique
Suite à l’accident, la FFMC 62 a pris contact avec Virginie Revel, chef de bureau de la Sécurité routière pour la préfecture. « Elle nous a répondu qu’il fallait fournir une fiche PDASR (politique départementale d’action de sécurité routière) afin de sensibiliser le prefet. » Giovanni est indigné : « Cette proposition de création d’une piste de Stunt à été déposée depuis 2004 ! De qui se moque-t-on ? »

Les autorités locales, qui ne pouvaient donc pas ignorer le problème, ont préféré faire la sourde oreille et opter pour la voie répressive, plutôt que de favoriser l’encadrement. Une solution qui a de l’avenir : « Désormais, il faut éviter que ce phénomène monte en puissance, nous allons renforcer la surveillance », déclarait Benoît Déféret, commissaire divisionnaire à Lens, interrogé par La Voix du Nord.

G. Acerra,sur motomag.com






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Septembre 2010
N° 270

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le 31 août 2010
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